Dans une déclaration forte, Augustin Kabuya, Secrétaire général de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS), a exprimé son mécontentement envers l’ex-président Joseph Kabila et son retour sur la scène politique congolaise. Selon Kabuya, Kabila, bien qu’étant conscient qu’il n’aurait jamais gagné les élections, même pas celles municipales, à cause du mal qu’il a fait au peuple congolais, a choisi une voie de retour violente : celle de « tuer des Congolais » pour reconquérir le pouvoir.

Dans son intervention, Kabuya a mis en lumière une autre dimension de la politique de Kabila. Il a notamment souligné l’attitude de l’ex-président face à l’occupation étrangère de certaines villes de l’est de la RDC. « Quand la ville de Goma tombe sous l’occupation étrangère, Kabila n’a jamais dit un mot. Bukavu a connu le même sort. Mais dès qu’il a entendu parler des sanctions contre les dignitaires du régime de Paul Kagame, Kabila n’a pas pu se retenir de tenir un point de presse », a indiqué Kabuya, faisant référence à l’indignation soudaine de Kabila face à des sanctions internationales.
Cet incident a ravivé les critiques à l’égard de Kabila, surnommé par ses proches « Recteur d’université de Kara », pour son silence et son absence de leadership face aux défis sécuritaires de l’est du pays. Les propos d’Augustin Kabuya soulignent la profonde division politique entre l’UDPS et l’ancien régime, alors que les enjeux de la situation politique congolaise demeurent sensibles.




