À Kinshasa, la tension monte autour de l’ancien président Joseph Kabila. Ce jeudi, les services de sécurité congolais ont annoncé une perquisition au Parc de la Vallée de la Nsele, plus connu sous le nom de Parc de Kingakati, résidence privée et symbole du pouvoir de l’ancien chef de l’État.

Cette décision fait suite à une première perquisition menée dans une maison de l’ex-première dame Olive Lembe à Limete. Objectif : retrouver des preuves ou du matériel militaire suspecté d’être caché par la famille Kabila. Mais selon son conseiller en communication, Adam Shemisi, rien de compromettant n’a été trouvé. Les agents n’auraient découvert que des documents civils et des véhicules ordinaires.
Face à cette nouvelle action prévue à Kingakati, la famille Kabila dénonce un « acharnement » politique et une « persécution ». « Ce régime nous traque et tente de salir nos activités », a déclaré Olive Lembe.
Pour rappel, Joseph Kabila est accusé par certains proches du pouvoir d’être lié à la rébellion de l’AFC/M23, active dans l’est du pays. Bien que ces accusations n’aient pas encore été prouvées, elles alimentent les tensions politiques à Kinshasa. Le camp Kabila rejette fermement ces soupçons.
Cette série d’opérations des services de sécurité, coordonnée avec l’ANR et l’ex-DEMIAP, relance le débat sur le respect des droits des anciens présidents et sur l’impartialité des enquêtes en RDC.
Abudu Yawolo




