L’ancien président de la commission électorale nationale indépendante ( CENI ) Corneille Nangaa qui s’est exilé depuis quelques mois est loin de faire la paix avec le chef de l’État Félix Tshisekedi.

Dans un message posté sur X , Corneille Nangaa affirme que le président congolais a disconvenu ses arrangements avec le M23, avec le Rwanda et avec la Communauté des Etats de l’Afrique de l’Est (EAC).
« 1. Élections: Dans un pays gravement affecté par la guerre et dont une partie du territoire est amputé, sinon occupé par des groupes armés, le processus électoral devient un détonateur de stabilité ou, en cas de raté, une cause d’embrasement général du pays. En écoutant la CENI référer la responsabilité des acquisitions logistiques à Monsieur TSHISEKEDI, nous tirons la conclusion que la responsabilité de la crise électorale actuelle revient personnellement au Président de la République.
2. J’ai toujours dit qu’IL N’Y AURA PAS ÉLECTIONS le 20 décembre 2023. Vous conviendrez que les élections sont avant tout, un domaine de précision, de planification opérationnelle rigoureuse et de haute responsabilité historique.
3. La processus doit être lisible, audible et palpable par tous. Par son fétichisme suicidaire, la CENI a entretenu un flou inutilement budgétivore pour déclarer ses inaptitudes logistiques à la dernière minute. Cette institution est coupable d’avoir luciferement convoqué l’électorat sans maîtriser tous les aspects techniques et opérationnels d’usage.
3. Il s’observe une débandade qui affecte brutalement le clan TSHISEKEDI suite à sa débâcle électorale dans cette phase de campagne maussade et chaotique et à la colère du peuple qui ne fait que maudire le candidat de l’Union Sacrée.
4. Je dénonce cette glottophobie à ciel ouvert proférée mardi soir à Lubumbashi par Monsieur TSHISEKEDI. Les discriminations linguistiques qu’il a inscrites en thématique de campagne électorale contre les communautés d’expression Kiswahili sur une terre des swahiliphones (Katangais), sont d’une extrême gravité et jettent les bases d’une guerre civile insoutenable.
6. Dans ce charivari électoral où cette malversation diabolique du processus pénalise toute la République, seul TSHISEKEDI sera tenu responsable de tout chaos bêtement planifié contre la Nation. Ses choix irraisonnés des animateurs institutionnels du système électoral ainsi que ses injonctions continues dans l’organisation bâclée dudit processus ne sont pas du domaine du hasard. Qu’il soit pris pour dit, le compte à rebours est activé », dit Corneille Nangaa.




