Après les fortes pluies qui ont frappé Kinshasa dans la nuit du 4 au 5 avril 2025, les eaux, qui avaient submergé plusieurs quartiers de la capitale, ont commencé à se retirer ce soir, dévoilant un paysage de désolation. Les rues, encore détrempées, témoignent de la violence de l’inondation. Le trafic routier reprend lentement, mais les véhicules circulent avec prudence sur des chaussées encore fragiles et glissantes.

Le bilan provisoire de cette catastrophe naturelle fait état de 22 morts et plusieurs blessés. Les autorités locales, en collaboration avec les services de secours, poursuivent leurs efforts pour dégager les zones inondées et apporter de l’aide aux victimes. Néanmoins, le chaos persiste dans les quartiers touchés, et de nombreux habitants sont toujours sans abri, attendant le rétablissement de la situation.
Pendant ce temps, les voyageurs à destination de l’aéroport international de N’djili, isolé par les inondations, ont été contraints de payer entre 150 et 200 dollars pour emprunter les navettes fluviales de l’ONATRA. Ce tarif élevé pour un transport de secours en période de crise soulève des interrogations sur la gestion de la situation et les priorités du gouvernement face à cette calamité.
Cette crise met en lumière la vulnérabilité de Kinshasa face aux intempéries, tout en soulignant la nécessité d’une meilleure gestion des infrastructures urbaines et des services publics en cas de catastrophe.
Les autorités appellent la population à faire preuve de patience pendant la phase de reconstruction et de secours, tandis que les Kinshasois, éprouvés par cette tragédie, attendent une réponse plus efficace de l’État pour éviter de nouveaux drames.




