Dans un contexte de crise suite aux récentes inondations à Kinshasa, Patrick Nkanga, rapporteur du bureau politique du PPRD (Parti du Peuple pour la Reconstruction et la Démocratie), a exprimé son indignation concernant les frais élevés demandés aux passagers empruntant les navettes fluviales de l’ONATRA pour rejoindre l’aéroport de N’djili. Ces navettes, utilisées pour contourner l’isolement des routes inondées, coûtent entre 150 et 200 dollars par passager.

Selon Patrick Nkanga, dans une situation de force majeure, où les citoyens subissent déjà les conséquences des catastrophes naturelles, il est moralement inacceptable que l’État ne prenne pas en charge ces frais. Il estime que l’État dispose de ressources budgétaires destinées à faire face à de telles situations et doit soutenir l’ONATRA, afin que le transport fluvial reste accessible et que les voyageurs ne soient pas davantage pénalisés.
« En temps normal, prendre la navette fluviale pour l’aéroport est un choix personnel. Mais en cas de calamité naturelle, l’État doit intervenir pour protéger ses citoyens et leur permettre de se déplacer sans que cela ne devienne un fardeau financier. L’État doit payer l’ONATRA jusqu’à ce que le trafic routier soit rétabli », a déclaré Patrick Nkanga.
L’appel de Nkanga intervient dans un contexte où l’isolement des quartiers, causé par la crue de la rivière N’djili, a sérieusement perturbé la circulation à Kinshasa, exacerbant la situation pour de nombreux habitants déjà affectés par les inondations.
D’jessy M’boma




