Lors du briefing gouvernemental de ce soir diffusé sur la RTNC, le Vice-Premier ministre, ministre de l’Intérieur Jacquemain Shabani, a apporté des précisions importantes sur l’accord de Doha signé récemment entre la République Démocratique du Congo et le mouvement M23/AFC, avec l’appui du Qatar. Il a notamment confirmé une avancée majeure sur la question des détenus, l’un des points sensibles de la déclaration de principes.

« Le Rwanda va libérer nos militaires et défenseurs des droits humains congolais, et en retour, la justice congolaise pourra libérer des membres du M23 », a déclaré le VPM Shabani, soulignant la portée de cette mesure comme un pas concret vers la décrispation et la confiance mutuelle.
Ce développement intervient quelques jours après la signature, à Doha, d’une déclaration de principes entre Kinshasa et les délégués du M23/AFC. Le document, salué par la communauté internationale, pose les bases d’un futur accord de paix, notamment par le rétablissement de l’autorité de l’État congolais sur l’ensemble du territoire et l’engagement des deux parties à des mesures de confiance.
Le VPM de l’Intérieur a rappelé que ce processus reste strictement encadré par la souveraineté nationale : « Aucun compromis ne sera fait au détriment de la justice ou de la vérité. Il s’agit ici d’un mécanisme équilibré qui s’inscrit dans une dynamique de paix durable. »
La libération croisée de détenus s’inscrit donc dans une logique de réciprocité, dans le but de favoriser un climat de dialogue serein à l’approche de la prochaine phase des négociations directes, attendue début août.
L’opinion publique reste toutefois vigilante sur la mise en œuvre concrète de ces engagements, dans un contexte marqué par des années de conflit dans l’Est du pays. Le gouvernement assure que chaque étape fera l’objet d’un suivi rigoureux, sous la médiation du Qatar et l’observation d’acteurs internationaux.
Mainel Élisabeth




