La ville de Kinshasa vit une crise sans précédent avec les inondations provoquées par la crue de la rivière N’djili. Le district de Tshangu est désormais plongé dans un désastre total : le trafic vers l’aéroport est paralysé, les camions de fret sont incapables de circuler, des milliers de véhicules sont coincés, et des maisons sont complètement submergées, laissant de nombreuses familles sans abri.

Les passagers ont raté leurs vols en raison de la perturbation des transports, et malgré ces dégâts colossaux, aucune aide immédiate n’a été apportée. À l’exception de l’ACGT, qui tente de rétablir le trafic sur la route Matadi, les services publics semblent inexistants. Les habitants n’ont reçu aucune explication de la part des autorités météorologiques, aucune annonce concernant la fourniture d’eau et d’électricité, et aucune présence des secouristes sur le terrain. Un vide institutionnel alarmant qui a laissé place à l’incertitplac
En soirée, le gouverneur de Kinshasa est enfin apparu pour faire un point sur la situation. Il a confirmé que des vies humaines ont été perdues, sans toutefois donner d’estimation précise. Il a déploré le non-respect des règles par une partie de la population, tout en incitant à l’organisation des zones non aedificandi (zones non constructibles). Il a averti que, si rien n’est fait, l’État pourrait être contraint de déloger les habitants dans les jours à venir.
Cette catastrophe met en lumière la fragilité des infrastructures de Kinshasa face aux aléas climatiques, et l’urgence d’une gestion plus efficace des crises pour protéger les vies humaines.
D’jessy M’boma




