Après deux décennies d’une détention arbitraire, d’une longueur incommensurable, Eddy Kapend, l’homme le plus loyal pourtant de LDK, injustement condamné, fut enfin libéré, et quel honneur lui est rendu aujourd’hui en le gratifiant du titre prestigieux de général de brigade et commandant militaire du Haut Katanga !

Quel bouleversement de situation ! Le geôlier qui l’avait emprisonné pour une vie entière sera désormais le rat apeuré qui veillera, nuit et jour, sur sa sécurité frêle et chancelante.
Même s’il ne le confesse pas ouvertement, le désir de vengeance se fraie aujourd’hui un chemin impétueux dans les veines de Kapend. Ses entrailles sont épuisées par cette incarcération injuste et dépourvue de fondement.
Peut-on lui reprocher ce ressentiment brûlant ? N’est-il pas aussi un homme ?
Je dirais même que s’il ne se laisse pas emporter par la vengeance, alors qu’il en a à présent les moyens, c’est qu’il n’est pas un être humain ordinaire.
Joseph Kabila n’est en rien un homme courageux, et l’heure de l’exil perturbe son sommeil.
Comme Hadès, je l’attends avec mes cerbères, à l’autre rive du Styx, patiemment, telle est mon attente.




