Candidate à la présidentielle de 2018 sans être élue, Marie José Ifoku, s’est encore présentée à la présidentielle de 2023 d’où elle a fait une révélation séductrice de confier une fois élue le pouvoir judiciaire à l’opposition.

Cette déclaration a été faite lors de la présentation de son programme de gouvernance ce lundi 20 novembre 2023 à Kinshasa.
Tout au long de son discours, la présidente de l’Alliance des Élites pour un Nouveau Congo (AeNC) a exprimé sa volonté de mettre en place une justice indépendante et impartiale, respectant les droits fondamentaux de tous les citoyens, sans discrimination basée sur l’ethnie ou la religion. Elle a souligné que confier la gestion du pouvoir judiciaire à l’opposition inciterait les dirigeants à être plus attentifs et à éviter les abus.
« Une fois élue, conformément au principe de la séparation des pouvoirs, le pouvoir judiciaire sera donné à l’opposition sous mon mandat. Cela vise à créer un équilibre et à gouverner de manière responsable, car si le pouvoir judiciaire est automatiquement entre les mains de l’opposition, les dirigeants seront plus attentifs et ne pourront pas se protéger mutuellement en cas d’abus », a-t-elle déclaré.
M-J Ifoku a réaffirmé également « sa vision de rupture avec le système de prédation par la Kombolisation pour la renaissance du Congo » qu’elle porte depuis sa première participation à la course à la magistrature suprême en 2018. D’après elle, son accession à la présidence permettra l’instauration de la 4e République à travers une nouvelle constitution en phase avec la réalité congolaise en vue de l’éclosion d’un État véritablement souverain.
Parmi ses autres engagements, la présidente de l’AeNC prévoit de rendre le système éducatif accessible à tous, de reconstruire l’environnement social des victimes de génocides, de conflits armés et de violences sexuelles, de renforcer le système de santé, de promouvoir une identité nationale inclusive et de garantir la souveraineté et l’intégrité territoriale de la RDC en luttant contre les groupes armés et la corruption.
Chadrack Katshunga




