Prix Nobel de la Paix : une glorieuse distinction pour la RDC.

Mais quelle est cette distinction ?
Paradoxalement, celle-là même qui avait entraîné la RDC dans les abysses de l’avilissement, de la honte, là où les viols des femmes avaient atteint des proportions alarmantes.
Il aura fallu l’immense labeur de Mukwege pour que la conscience de la planète se tourne vers notre problème, et aujourd’hui, il n’est plus qu’un douloureux souvenir. Docteur, nous vous remercions infiniment et vous adressons nos plus sincères félicitations !
Cependant, en matière politique, la réalité diffère.
Mukwege se présente tel un homme solitaire, empreint de mystère et d’égoïsme, obsédé par les récompenses honorifiques et les mondanités des salons de la haute société.
Tantôt le malheur est attribué aux Tutsis, tantôt il préconise de vivre en paix avec nos voisins, en somme, rien de clair et net avec lui.
Pourtant, au Katanga, au Bandundu, au Kasaï, à l’Équateur, les Tutsis ne sont pas une source de perturbation, mais c’est plutôt la misère et la pauvreté qui écrasent la population !
Le véritable fléau a un nom ; la FAIM.
Ventre affamé n’a point d’oreille, docteur !
Ses arguments de campagne laissent à désirer : tout repose sur la fin de la guerre ! Il ne convainc personne.
Quelle erreur monumentale !
Aujourd’hui, il est tiraillé par son amour-propre : comment expliquera-t-il à ses bailleurs de fonds internationaux que le héros congolais se dirige tout droit vers un échec cuisant ? Comment expliquera-t-il l’énorme déception de ses parrains ?
En refusant de jouer sur le pragmatisme, il est devenu le complicateur de l’opposition, il cherche comment habiller son premier gros échec.
Mukwege : un animal en voie d’extinction, qui quittera le ring sans tambour ni trompette, et sans donner de consigne de vote.
Tribune de stravros Papaioannou




