Moïse Katumbi, président d’Ensemble pour la République, s’écarte petit à petit à l’Union Sacrée de la Nation, qui est une vision du Chef de l’État, Félix Tshisekedi.

Certains cadres du parti de Moïse Katumbi ne voilent plus la face pour tirer à bout portant sur le régime de Félix Tshisekedi.
Olivier Kamitatu, porte-parole de Moïse Katumbi, hausse le ton sur l’insécurité à Kwamouth, dans la province du Mai-Ndombe, et à l’Est du pays dont il accuse le pouvoir en place.
« Toutes les thèses circulent sur les causes du déferlement de violences qui gagnent progressivement le Bandundu. Comme dans l’Est du pays, partout le chaos s’installe. Une évidence s’impose : l’Etat est absent et la faillite des autorités est générale ! Un insupportable naufrage ! Alors que le 23/10/2020, toutes les forces politiques et sociales étaient solennellement invitées à coaliser pour « rétablir la paix, là où elle est compromise & la consolider là où elle existe », deux ans après,Bunagana est tombée et l’insécurité est à la porte de Kinshasa. Cruelle vérité ! », avait-il twitté.
Réponse du berger à la bergère, Patrick Muyaya, porte-parole du gouvernement Sama Lukonde, chatouille Olivier Kamitatu.
« La cruelle vérité, ce que vous êtes le seul au 04/10/2022 contrairement à toutes les forces politiques et sociales à ne pas dénoncer et condamner le Rwanda qui occupe Bunagana en y semant mort et désolation. Ici, il n’est pas question de politique mais de la défense de la patrie. », réplique Patrick Muyaya sur le tweet du camp Katumbi.
La bouche autorisée de Moïse Katumbi martèle par ailleurs sur la tenue des élections dans le délai constitutionnel et sans glissement.
« De très graves incertitudes pèsent sur l’avenir du pays. D’Est à l’Ouest, partout l’insécurité grandit. Préparons-nous à la campagne d’enrôlement de décembre prochain. Pas question de glissement ! Les élections doivent se tenir dans les délais fixés par la Constitution », dit-il.
De son côté, Augustin Kabuya, Secrétaire général de l’UDPS, souligne que le clan Katumbi n’est pas honnête et regrette que les katumbistes tiennent des discours comme s’ils ne sont pas dans les institutions.
Augustin Kabuya invite le camp Katumbi à quitter l’Union Sacrée, car « Ils connaissent la voie qu’ils avaient prise à Genève ».
De son côté, Christian Mwando, Ministre du Plan, déclare, « Nous, POLITICIENS CONGOLAIS, sommes nous vraiment incapables de taire momentanément nos egos et nos querelles pour unir nos efforts et mettre fin à l’agression de notre PAYS? »
Moïse Katumbi restera-t-il loyal à l’Union Sacrée de la Nation ou claquera-t-il ses portes? La vérité éclatera sûrement avant la tenue des élections de 2023.
Bienvenu Musoy




