Jean-Claude Katende, président de l’ASADHO (Association Congolaise pour l’Accès à la Justice et la Défense des Droits de l’Homme) a dénoncé la détention secrète de l’honorable Georgette Aroya Mukobe, députée provinciale et épouse du sénateur Nangaa Christophe, à l’Agence Nationale de Renseignements (ANR) de Kinshasa. L’élue a été enlevée à Isiro et transférée à Kinshasa il y a plus de trois semaines, une détention qui, selon Katende, viole clairement ses immunités parlementaires et les principes fondamentaux des droits humains.

Dans un communiqué, Katende a exprimé son indignation face à cette situation en soulignant que l’honorable Mukobe est privée de ses droits essentiels, notamment le droit à un avocat et le droit de rencontrer sa famille. Ces droits, qui sont des garanties incontournables dans un État de droit, sont niés à une parlementaire qui devrait bénéficier de protections particulières en raison de son statut.
« Si elle est coupable de quelque chose, il est essentiel qu’elle soit mise à la disposition de la justice pour qu’elle puisse présenter ses moyens de défense. Sans justice équitable, il n’y a pas de dignité », a déclaré Jean-Claude Katende, appelant les autorités à respecter les principes de la justice et de l’État de droit.
Katende a également exprimé sa préoccupation concernant la tendance croissante aux détentions arbitraires et illégales dans le pays, soulignant que ces pratiques nuisent non seulement à l’image de la République Démocratique du Congo, mais aussi à l’institution judiciaire du pays. Il a ainsi demandé la libération immédiate de l’honorable Georgette Aroya Mukobe, ou son transfert devant un tribunal compétent pour que la justice puisse être rendue de manière transparente et équitable.
Cette affaire attire l’attention sur la situation des droits humains en RDC, où les détentions prolongées sans inculpation ni jugement demeurent un problème majeur. Les défenseurs des droits humains continuent de plaider pour la protection des libertés individuelles et la garantie d’un procès juste et équitable pour tous, sans discrimination.
Aliénor Tehilah




