Dans une déclaration récemment faite, le ministre de la Justice de la République Démocratique du Congo a évoqué la possibilité de démolir l’église Shekinah Tabernacle, l’une des plus grandes églises de Kinshasa, en raison de son emplacement controversé. Selon le ministre, l’église, qui accueille plus de 100 000 fidèles, a été construite sur les rives de la rivière N’djili, une zone sujette à des risques d’inondation.

Les inondations récentes qui ont frappé Kinshasa, causées par des pluies diluviennes, ont ravagé plusieurs quartiers, dont les alentours de la rivière N’djili. Le ministre a souligné que la situation actuelle pourrait poser des problèmes de sécurité pour les habitants et les fidèles de l’église. Face aux dangers liés à la construction dans des zones inondables, il a suggéré qu’une réévaluation de la situation soit faite et, si nécessaire, que des mesures légales soient prises pour démolir les bâtiments situés dans ces zones sensibles.
L’église Shekinah, bien que très influente et fréquentée par de nombreux Congolais, se trouve au cœur de la polémique en raison de son emplacement et des risques environnementaux liés à son développement. Si cette proposition venait à être mise en œuvre, cela constituerait un tournant majeur dans la gestion des constructions en zones à risques à Kinshasa.
Le ministre a précisé que cette mesure vise à prévenir les catastrophes futures et à protéger la population contre des événements imprévus comme les récentes inondations. La question de la sécurité des infrastructures, en particulier celles construites sur des terrains vulnérables, devient de plus en plus cruciale dans la capitale congolaise, où les défis liés à l’urbanisation rapide et aux aléas climatiques sont de plus en plus apparents.
Les autorités locales doivent maintenant décider des actions à prendre face à cette situation délicate, alors que l’issue de cette affaire pourrait avoir des implications sur la manière dont les futures constructions seront réglementées en RDC.
D’jessy M’boma




