En République démocratique du Congo, les conflits familiaux liés à la garde des enfants restent fréquents, notamment après une séparation. De nombreux pères dénoncent le fait d’être privés de tout contact avec leurs enfants, souvent à l’initiative de la mère. Pourtant, la législation congolaise est claire : aucun parent n’a le droit d’empêcher l’autre de maintenir une relation avec son enfant, sauf décision contraire d’un juge pour des raisons de sécurité ou de bien-être de l’enfant.

La loi sur la famille, modifiée en 2016, reconnaît à chaque enfant le droit fondamental de connaître et d’entretenir des liens personnels avec ses deux parents. Lorsque les parents se séparent, le tribunal de paix ou le tribunal pour enfants fixe les modalités du droit de visite et d’hébergement. En cas de refus injustifié d’un parent, celui-ci peut être poursuivi pour désobéissance à une décision judiciaire, et le juge peut même réviser la garde au profit de l’autre parent.
Les experts en droit de la famille rappellent que le premier critère reste l’intérêt supérieur de l’enfant. Celui-ci doit être protégé de toute manipulation ou rupture de lien affectif pouvant nuire à son équilibre psychologique. Le fait d’écarter volontairement un père aimant et responsable peut donc être considéré comme une atteinte à ce droit et à la stabilité émotionnelle de l’enfant.
Face à ces situations, les magistrats encouragent le dialogue et la médiation familiale avant tout recours en justice. Cependant, lorsqu’aucune entente n’est possible, le père lésé peut saisir le tribunal pour faire respecter son droit de visite. En définitive, la loi congolaise rappelle que la séparation des parents ne doit jamais signifier la séparation de l’enfant d’avec l’un de ses deux piliers.




