L’ancien président Joseph Kabila aurait effectué plusieurs séjours discrets à Goma avant le 26 mai, selon les affirmations du Vice-Premier Ministre en charge de l’Intérieur. Une révélation qui relance les spéculations sur les intentions politiques de l’ex-chef de l’État et son implication dans les dynamiques sécuritaires à l’Est de la République Démocratique du Congo.

Lors d’une emission diffusée ce lundi, le VPM de l’Intérieur a déclaré sans équivoque « Joseph Kabila a été plusieurs fois à Goma avant ce 26 mai ». Cette déclaration, bien que non accompagnée de détails logistiques, laisse entendre que l’ancien président continue de jouer un rôle actif, voire stratégique, dans la région du Nord-Kivu, épicentre de tensions récurrentes.
Mais c’est une autre phrase, bien plus percutante, qui a retenu l’attention : « Le Congo regrettera de l’avoir eu comme président », a-t-il lancé, visiblement amer. Cette prise de position publique et directe contre un ancien chef d’État est rare dans le paysage politique congolais. Elle témoigne d’un climat politique tendu où les critiques contre la gestion passée se font de plus en plus virulentes, notamment en lien avec la situation sécuritaire et socio-économique actuelle du pays.
Si aucune réaction officielle n’a encore été enregistrée du camp de Joseph Kabila ou de ses proches collaborateurs, ces propos risquent de raviver le débat sur son héritage politique et son influence persistante. À l’approche des prochaines grandes échéances politiques, ce type de déclaration pourrait également cristalliser les lignes de fracture entre les anciens et les actuels tenants du pouvoir.




