Le rapporteur du bureau politique du Parti du Peuple pour la Reconstruction et la Démocratie (PPRD), Patrick Nkanga, s’est exprimé ce dimanche sur la suspension des activités de son parti, décidée par le ministre de l’Intérieur le 18 octobre dernier.

Dans une déclaration ferme, Patrick Nkanga a dénoncé ce qu’il qualifie d’acte arbitraire et dangereux pour la démocratie congolaise”, estimant que cette mesure ne repose sur aucune base légale ou constitutionnelle.
« Cette volonté acharnée d’empêcher le PPRD de fonctionner est un acte qui ne sera pas sans conséquences sur le cours de notre vie démocratique. C’est un précédent malheureux », a-t-il déclaré.
Selon lui, la décision du ministre de l’Intérieur n’a aucun fondement juridique et ne repose que sur une conviction personnelle, qu’il juge incompatible avec les principes d’un État de droit.
« La récente décision du Ministre de l’Intérieur ne repose sur aucun fait, ni sur aucune disposition constitutionnelle ou légale. Elle ne s’appuie que sur la seule conviction du Ministre, ce qui relève de l’arbitraire. Une telle décision ne peut produire d’effets à l’égard des tiers, car elle est nulle et de nul effet », a insisté Nkanga.
Pour le PPRD, cette suspension constitue une tentative manifeste de museler l’opposition et d’affaiblir le pluralisme politique en République démocratique du Congo. Le parti de l’ancien président Joseph Kabila entend contester cette mesure par toutes les voies légales.
Cette sortie de Patrick Nkanga intervient alors que plusieurs cadres du PPRD continuent d’affirmer que leur parti reste “vivant et déterminé à poursuivre son combat politique”, malgré les restrictions imposées par les autorités.




